La dame aux multiples récompenses nationales et internationales, Princesse du royaume Bangoulap à l’ouest du Cameroun, et en pleine t...
La dame aux multiples récompenses nationales et internationales, Princesse du royaume Bangoulap à l’ouest du Cameroun, et en pleine tournée aux Usa et au Canada, nous a accordé avec bienveillance quelques heures pour la réalisation de cet entretien. Il y a des jours comme ça, aussi simples soient-ils, où on est heureux d’une rencontre ou d’un échange. L’artiste que je vous présente aujourd’hui est la première femme à avoir popularisé le rythme Ben Skin, issu du Mangambeu, à l’international.
« Nsi Tagny », c’est quoi ? C’est qui ? Pourquoi aimez-vous l’employer ?
« NSI TAGNY » veut dire le marché des divins en ma langue maternelle (Le Medumba). C’est un lieu sacré dans mon village natal à Bangoulap où le seigneur se manifeste. Vous convenez donc avec moi que : Où se trouve le Seigneur, se trouve le bonheur. Voilà la raison pour laquelle j’aime l’employer.
Parlez-nous un peu de votre relation avec la cour royale de Bangoulap.
Je suis née d’un prince Bangoulap et d’une princesse de Bazou, d’où mon titre naturel de princesse, et, comme tout le peuple Bangoulap nous avons de très bons rapports avec notre roi.
Pouvez-vous nous parler de l’un de vos plus beaux moments de culture ?
[Sourire… Fou rire]. La première fois où j’ai chanté devant tous les chefs d’État de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) au palais de l’Unité du Cameroun où j’ai pu arracher plusieurs fois les sourires et les salves d’applaudissements. C’était sous la houlette de madame le ministre AMA TUTU MUNA, que je remercie grandement. Et aussi quand j’ai appris que je faisais partie “Des grandes figures féminines du Cameroun”, ouvrage publié par le Docteur MADELEINE TCHUENTE, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation du Cameroun, à qui je dis également merci.
Chacun de nous a une définition qui lui est propre de la culture. Et vous, comment la définissez-vous ?
Le savez-vous ? Chacun de nous vient d’un coin du monde ou règne la culture qui est propre à elle, à l’endroit précis. Parfois, nous avons quelques points communs. Donc la culture permet d’une manière ou d’une autre de s’identifier soit par les us et coutumes, soit par la manière de s’habiller, la manière d’adorer le Seigneur, de jouer et danser nos musiques, etc.
Quelle est votre actualité du moment ?
En ce qui concerne mon actualité, comme vous pouvez le constater, je suis en tournée aux États-Unis et bientôt au Canada. Une tournée sur 4 continents avec :
– « Marolisée Usa tour 2016 », je serai à WASHINGTON DC, NEW YORK, HOUSTON, CHICAGO, ATLANTA, BOSTON, SAN FRANCISCO, LOS ANGELES, NEW JERSEY, DELAWARE, et dans l’État d’ALABAMA. Et au CANADA, je serai à MONTRÉAL et TORONTO.
– « Marolisée Europa tour 2017 », je serai en FRANCE, BELGIQUE, ALLEMAGNE, LUXEMBOURG, SUISSE, ITALIE, ESPAGNE, ANGLETERRE, HOLLANDE, GRÈCE, DANEMARK et en POLOGNE.
– « Marolisée Asie tour 2017 », je serai au JAPON, en CHINE, en INDONÉSIE et à l’ÉMIRAT ARABE UNIS (DUBAI).
– Et pour finir, « Marolisée Afrique tour 2017 ». Je serai au MAROC, MALI, ANGOLA, BURKINA FASSO, COTE-D’IVOIRE, BÉNIN, GABON, GUINÉE ÉQUATORIALE, TANZANIE, AFRIQUE DU SUD, et bien évidemment le CAMEROUN.
Toujours dans mon actualité, je suis en plein tournage d’un long métrage aux USA. Un duo se prépare avec un monument de la chanson africaine, je vous en dirai plus le moment venu…
Qui est réellement Marole Tchamba ?
Je suis auteur-compositeur de mes œuvres à 98 %, je participe aussi aux arrangements. Je suis la première fille à chanter officiellement le rythme Bend-Skin au Cameroun et dans le monde, je puis dire que je suis pour les Bamilékés ce qu’Anne Marie Nzie est pour le peuple Béti et le Cameroun, en tant que première fille du Bikutsi. Je suis née à Nkonsamba, j’ai grandi à Bafoussam et à Douala au Cameroun. Je suis sensible à la peine des autres. Je pense être une personne de parole, qui tient fidèlement ses promesses. J’aime les enfants et la vie de famille, assez exigeante envers moi-même et parfois avec les autres. La musique c’est ma passion, je l’aime, et particulièrement la danse. La discrétion, c’est moi. Je ne fume pas, je ne bois pas d’alcool non plus. Ma devise : travail, foi et persévérance.
Par Michel Tagne Foko
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