L'émotion était vive sur le plateau du Petit Journal, lundi soir. L'équipe a notamment perdu une collaboratrice, décédée vendredi au Bataclan. L'équipe du Petit Journal a été frappée de
La gorge nouée, Yann Barthès a présenté lundi soir une édition spéciale endeuillée par la perte de Fanny, une collaboratrice, tombée sous les balles du Bataclan.
Empreinte de retenue et de respect, l'édition du Petit Journal a consacré sa "demi-heure de liberté" aux Parisiens, en baladant ses caméras dans les rues de la capitale française et aux différents lieux de rassemblement
et de recueillement. Martin Weill a ouvert son micro à un père de famille et son petit garçon.
Ce dernier a réservé une interprétation des événements avec un regard enfantin soudainement bousculé par la gravité du "monde des adultes" (voir l'extrait à partir de 06min26 secondes). "Les méchants, c'est pas très gentil", explique-t-il. "Il faut faire attention parce qu'il faut changer de maison", ajoute-t-il avant que son papa tente de le rassurer d'un geste protecteur.
S'ensuit un échange père-fils: "Ils ont des pistolets, ils peuvent nous tirer dessus parce qu'ils sont très très méchants".
"Il y a des fleurs contre les pistolets", rétorque le papa. "C'est pour protéger? Et les bougies aussi?" questionne le petit. "C'est pour ne pas oublier les gens qui sont partis". "C'est pour nous protéger les fleurs et les bougies", reprend l'enfant, soulagé d'apprendre qu'il existe des armes pacifiques pour lutter contre les méchants. Poignant.
Le petit Journal
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